Après les incendies qui ont transformé en brasier des milliers d'hectares dans tout le pays, le feu continuait à se déplacer sur la petite île montagneuse de la Gomera, dans l'Atlantique, où une partie du parc naturel de Garajonay, un sanctuaire d'espèces rares inscrit au patrimoine de l'Unesco, a brûlé. Toutefois les quelque 5 000 personnes évacuées entre dimanche et lundi sur l'île de la Gomera ont pu regagner leur domicile dans la soirée.
Les responsables de la protection civile ont autorisé le retour à leur domicile des personnes évacuées de 14 localités, à l'exception des occupants de 39 maisons touchées par les flammes, a annoncé lundi soir le gouvernement régional.
Les autorités espèrent que "la baisse sensible des températures et de la vitesse du vent" prévue dans la nuit facilite le combat des pompiers contre les flammes, a expliqué le chef du service de la protection civile des Canaries, Humberto Gutierrez.
Le travail des pompiers "est très difficile en raison des températures élevées, au moins 35 degrés, du vent et une faible humidité", avec un taux de 11 %, avait expliqué plus tôt la porte-parole du Cabildo, l'autorité de l'île, Karen Bencomo.